NINJA GAIDEN II : Hokuto influences

Dans: jeux vidéos

16 avr 2015

En voyageant dans les jeux vidéos Japonais on se rend compte qu’on a à faire à du Hokuto pur jus…

Ici Ninja Gaiden II a fait des siennes : fin de la chronique de cet opus.

Des décisions de design, en revanche, s’imposent comme des moyens très artificiels d’augmenter la difficulté. On pourrait citer l’absence de points de sauvegarde après certaines batailles particulièrement pénibles, ou des situations un peu cheap telles que l’explosion inattendue d’un boss en fin de combat, forçant à tout recommencer. Avant tout, Ninja Gaiden II souffre d’un réel problème de lisibilité dû en grande partie à la présence d’une simple caméra fixe placée dans le dos du héros. Trop près du joueur, trop près du sol, celle-ci virevolte facilement dès que les combats deviennent un peu trop frénétiques (fréquemment, donc) et ne propose qu’un aperçu très insuffisant du champ de bataille, résultant parfois en une pluie de coups littéralement venue de nulle part sur le dos du héros. Bien sûr, la caméra peut être déplacée ou recentrée mais ces manipulations n’apportent strictement rien au plaisir de jeu et, en conséquence, peuvent difficilement être qualifiées d’éléments indispensables du gameplay.

Il y a du coup dans Ninja Gaiden II un petit côté brouillon qui ne serait pas aussi désagréable si le titre n’exigeait pas autant du joueur. Alors pourquoi se retrouve-t-on, malgré la frustration bien présente, à se fracasser encore et encore contre les mêmes épreuves, dix, vingt, trente fois ? Peut-être est-ce parce que le jaillissement gore des fluides et des chairs donne aux combats un côté spectaculaire presque érotique, transformant le jeu en une célébration orgiaque et orgasmique de la violence ? Peut-être est-ce le plaisir enivrant de finalement triompher de situations apparemment impossibles ? Ou peut-être est-ce tout simplement parce qu’Itagaki, moins artiste qu’artisan, fait du jeu d’arcade old school avec passion et dévouement, à défaut de vrai génie. « Malheureusement, leurs informations sont complètement fausses, » se lamente le héros dans l’un des niveaux du jeu en lisant la plaquette d’une exposition américaine dédiée à la culture ninja, clin d’œil définissant le game designer japonais comme l’un des derniers authentiques gardiens d’une tradition d’excellence et de skill, déformée et dénaturée par la consommation de masse. Un peu prétentieux, mais on est prêts à concéder à la formule une part de vérité. Si le jeu vidéo était une discipline scolaire, Ninja Gaiden II serait ce vieux prof aux méthodes rustiques, distribuant coups de règles et bons points, occasionnellement irascible et sévère, mais dont, au final, on garde un souvenir sympathique.

2 Commentaires pour NINJA GAIDEN II : Hokuto influences

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NINJA GAIDEN II : Hokuto influences | News and ...

novembre 24th, 2015 à 19 h 04 min

[...] En voyageant dans les jeux vidéos Japonais on se rend compte qu’on a à faire à du Hokuto pur jus…Ici Ninja Gaiden II a fait des siennes : fin de la chronique de cet opus.Des décisions de design, en revanche, s’imposent comme des moyens très artificiels d’augmenter la difficulté.  [...]

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jeux vidéos actualité » Chronique du jeu vidéo GTA III

décembre 24th, 2015 à 20 h 07 min

[...] Du temps que j’avais 18 ans, j’impressionnais de honte mon père alors que j’écrasais 8 ghrish-nas (c’est le bon orthographe ?) pour me donner un bonus. À l’époque, il me disait « Mon dieu, ce jeu est vraiment trop violent » et pourtant, maintenant, c’est lui qui fait des head-shots sur Internet à Unreal Tournament ou sur Ninja Gaiden [...]

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