NINJA GAIDEN II : Hokuto influences

Dans: jeux vidéos

26 fév 2015

Finalement tous les mangas et jeux vidéos d’influence Japonaise ne vont-ils pas se ressembler ? On peut poser la question car dans le Gaiden, les Hokuto font fort aussi…

Plus apprentissage que divertissement, le nouveau volet d’une série connue pour sa difficulté insensée ouvre au joueur les extrêmes de l’expérience arcade et offre un challenge impitoyable – mais handicapé par une caméra atroce. A la fois frustrant et grisant.

Réel nouveau volet après une paire de remakes sortis ces trois dernières années, Ninja Gaiden II revêt une importance toute particulière pour les fans. Il s’agit en effet du dernier épisode réalisé par Tomonobu Itagaki, leader de la Team Ninja et architecte de la résurrection de la série en 2004, celui-ci quittant bientôt Tecmo avec pertes et fracas sur un procès pour primes impayées et des commentaires assassin à l’encontre de son futur ex-boss. Le designer avait d’ailleurs indiqué peu avant la sortie du titre que celui-ci serait le « chant du cygne de la série » et qu’y ajouter quoi que ce soit d’autre serait « superflu. »

La recette, bien sûr, est connue : du beat’em all 3D, genre popularisé dernièrement par des titres tels que God of War sur machines Playstation ( Dofus ? qui a parlé des kamas wakfu ? ) , mais pour les plus hardcore des hardcore, le niveau de difficulté faisant péter tous les vumètres : dangers et adversaires submergeant constamment le joueur, boss capables de vous pulvériser de quelques enchaînements bien placés, nécessité de gérer des dizaines d’informations visuelles différentes en simultané, j’en passe et des plus sadiques. Et c’est ce parti-pris particulier qui fait de Ninja Gaiden II une proposition unique : prenant un plaisir visible à piétiner et à humilier le joueur avant de récompenser sa persévérance (offrant 5 points Gamerscore à ceux qui auront subi 100 défaites et choisi de continuer la partie autant de fois), le titre tient moins du divertissement que de l’apprentissage. Comment, du coup, juger de la qualité d’un titre plaçant frustration et échec (deux valeurs généralement peu désirables en matière de game design moderne) au centre de l’expérience ?

On dira qu’il existe différentes approches lorsqu’il s’agit d’offrir des challenges extrêmes au joueur, élégantes et… moins élégantes. A ce titre, l’aspect le plus intéressant et le plus satisfaisant du titre est sans conteste son système de combat, d’une subtilité difficilement soupçonnable au premier abord.

La présence d’une technique dite « d’oblitération, » permettant d’éliminer instantanément un adversaire ayant perdu un membre, met par exemple immédiatement l’accent sur l’efficacité des coups (portés, de plus, au moment opportun) plutôt que sur leur nombre, distanciant clairement Ninja Gaiden II de la famille des button mashers à laquelle il semble à première vue appartenir.

Et ce sont alors la maîtrise du timing, l’affutage des capacités d’observation et des réflexes, la recherche d’un crucial équilibre entre attaque et défense, l’utilisation judicieuse de tout l’arsenal à disposition (contre-attaques, esquives, différentes armes…) qui constituent le challenge passionnant (bien qu’impitoyable) proposé par le jeu.

La suite de la revue de ce jeu de baston un peu plus tard …

 

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A propos

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